Revenu à l’OL après 10 ans, la légende Juninho sans détour : « Ça a changé. Les joueurs sont…

Juninho Permanbucano
Olympique Lyonnais (DR)

Par Joël Pütz | Journaliste sportif

Membre phare de la dynastie de l’Olympique Lyonnais durant la décennie 2000, Juninho était revenu au sein du club quelques années après. Interviewé par RMC Sport en 2020, le Brésilien n’avait pas caché être déboussolé par mal de changements.

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Impossible de ne pas penser à lui quand on évoque le règne de l’Olympique Lyonnais au début du 21e siècle. C’est simple, Juninho Pernambucano a participé aux sept titres consécutifs du club entre 2001 et 2008, disputant 344 matchs au total pour ce dernier avec une centaine de buts à la clé. Souvent par le biais de ses coups francs somptueux, lui qui reste l’un des meilleurs joueur de tous les temps dans ce domaine.

Parti en 2009 en direction du Qatar, le milieu brésilien a laissé un souvenir impérissable aux fans des Gones avant de faire son retour en 2019, cette fois-ci en tant que directeur sportif. Un passage pas forcément facile cependant, lui qui s’en est allé trois ans plus tard après avoir connu quelques différends internes. Peut-être aussi parce qu’il n’était plus en phase avec le football actuel, comme il l’a fait savoir à RMC Sport en 2020 :

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Juninho sans détour sur les changements à l’OL

La première chose qui m’a étonné, c’est l’intensité d’entraînement. Pour moi et pour tous les joueurs ambitieux, l’entraînement c’est déjà un match. Tu ne peux pas te permettre de t‘entraîner avec une intensité à 60% et ensuite vouloir jouer à 100% pendant les matchs. Quand j’ai vu les premiers entraînements, certains joueurs prenaient des coups et s’arrêtaient pendant deux ou trois minutes. J’étais un peu étonné avec ça.



Je me suis dit que si on avait cette intensité à l’entraînement on allait pas réussir. J’étais un peu étonné. Après, j’ai trouvé qu’il n’y avait pas de méchants dans le vestiaire. La plupart, ce sont vraiment des jeunes agréables. Je dirais qu’ils sont gentils. Mais il y avait beaucoup d’égoïsme. Cet égoïsme existe, c’est logique d’avoir des plans personnels mais à partir du moment où tu es une équipe, quel est ton but ?

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Dans une équipe, tu n’es pas forcément ami mais tu as un objectif commun avec l’OL, c’est de réussir et de gagner. Si les états d’âmes viennent avant l’équipe, tu ne peux pas réussir. C’est pour cela que l’on était une bonne équipe irrégulière. L’intensité d’entraînement n’était pas idéale, aujourd’hui c’est totalement différent. Les intensités sont parfaites à l’entraînement. C’est gênant d’en parler car cela ne rentre pas dans ma tête.

Si tu arrives à Liverpool, au Real ou à City et que tu t’entraînes à 60% ou à 80% de ton niveau le samedi, sans que ton entraîneur ne dise rien, tu es dans la tribune. Je ne dis pas qu’on est pris en otage mais…

Revenue à Lyon après une décennie, la légende auriverde s’est rapidement rendue compte que plus rien n’était comme avant en Ligue 1 et bien évidemment dans son propre club. Comme dirait Kylian Mbappé, le football a changé.

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C’est une évidence, le football actuel n’a plus grand-chose à voir avec celui du début des années 2000. En bien ou en mal, voilà un avis qui appartient à tout un chacun mais certains comme Juninho ne semblent pas vraiment s’y retrouver.

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