Icône de la L1, Cheick Diabaté cash sur l’Iran, où a signé Wissam Ben Yedder : « Le pays est un peu…

Les footballeurs Wissam Ben Yedder (gauche) et Cheick Diabaté (droite), accompagnés du drapeau de l'Iran
Prime Video (DR) / Canal+ (DR)

Par Pierre-Andréa Fraile | Journaliste sportif

Huit mois après la fin de son contrat à l’AS Monaco et alors qu’il attend son procès en appel, Wissam Ben Yedder a rejoint le championnat iranien. Passé sur place avant lui, l’ancien Bordelais Cheick Diabaté avait alors livré son ressenti.

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Cela faisait quelques mois que son actualité judiciaire prenait le dessus sur son actualité sportive. Condamné en novembre dernier par la justice française dans une affaire d’agression sexuelle, Wissam Ben Yedder a fait appel de ce jugement et en attend toujours le résultat. Entretemps, son nom s’est malgré tout retrouvé lié à diverses équipes qui le voyaient comme un potentiel renfort libre de tout contrat.

Évoqué à Montpellier, puis du côté de Venise, l’attaquant de 34 ans a finalement vu ces pistes ne pas aboutir. C’est donc loin de l’Europe qu’il a décidé de reprendre du service, et plus précisément… en Iran. Il a en effet signé il y a quelques jours un contrat avec le club de Sepahan et évoluera à présent dans la Persian Gulf Pro League, où un certain Cheick Diabaté a déjà fait trembler les filets bien avant lui.

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Cheick Diabaté rend son verdict sur l’Iran et son football

Ancienne coqueluche de la Ligue 1, Diabaté a posé ses valises en Iran en 2019 et y est resté deux ans. Ce, malgré une certaine réticence initiale qu’il révélait à France Football :

Cheick Diabaté : Au début, je n’étais pas motivé pour venir en Iran. J’ai fini par accepter car Esteghlal (son club de l’époque, ndlr) est une grande équipe ici, qui joue la Ligue des Champions asiatique. Je me suis dit, « Pourquoi ne pas essayer ! »



Plongé dans l’inconnue à son arrivée sur place, l’attaquant passé par les Girondins de Bordeaux a pu y découvrir un nouveau type de football. Il se serait d’ailleurs rapidement montré étonné par la qualité qu’il a pu y observer :

Cheick Diabaté : Les Iraniens jouent bien au foot ! Le niveau m’a impressionné. Il y a de très, très bons joueurs.

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Mais alors, comment expliquer que peu de joueurs iraniens évoluent en Europe ? Curieux à ce sujet, Diabaté a obtenu la réponse qu’il cherchait auprès d’eux :

Cheick Diabaté : Parfois, je leur pose la question, « Mais pourquoi vous n’avez pas essayé d’aller jouer à l’extérieur, en Europe, pour voir autre chose ? » Ils m’expliquent comme quoi ce n’est pas facile de partir puisque le pays est un peu fermé.

Agréablement surpris par le niveau des joueurs locaux, l’international malien a qui plus est salué leur chaleureux accueil. Il admettait néanmoins ressentir le manque de la France, ce qui pourrait également être le cas de Ben Yedder :

Cheick Diabaté : Ce n’est pas comme si j’étais en France. Il y a une différence. La France me manque car ce n’est pas la même chose. Et, en plus, j’ai ma famille qui y habite. Parfois, même si les Iraniens font des efforts pour me mettre dans les meilleures conditions, forcément on a envie de revenir.

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Arrivé de manière assez rocambolesque en Iran, Cheick Diabaté y a vite trouvé ses marques et a apprécié le football qui y était proposé. À voir si Wissam Ben Yedder suivra ses traces ou s’il déplorera les grandes différences qui s’y observent avec la France.

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