Par Pierre-Andréa Fraile | Journaliste sportif
Adjoint de Steve Kerr durant les Jeux Olympiques de Paris, Erik Spoelstra a depuis retrouvé son rôle d’entraîneur principal au Heat. Il a d’ailleurs profité du déplacement de son équipe à Boston, ce mercredi, pour livrer un gros aveu sur cette épopée.
Dotée d’un effectif perçu par certains comme le plus talentueux de l’histoire du basket, elle a également pu compter sur un coaching staff tout aussi fourni. Pilotée par Steve Kerr, la sélection américaine a également bénéficié de l’apport de prestigieux coaches assistants lors des Jeux Olympiques de Paris. Parmi eux, Erik Spoelstra, dont la science du jeu a certainement influé sur quelques décisions durant le tournoi.
Quoi qu’il en soit, l’entraîneur du Heat a lui aussi pu célébrer le triomphe des États-Unis après une finale dantesque face à la France. Triomphe qu’il a logiquement accueilli avec beaucoup de joie, lui qui restait sur la désillusion vécue l’été précédent dans le cadre de la Coupe du monde. Il faut cependant croire que cette aventure n’a pas été uniquement remplie de moments réjouissants à ses yeux.
La confession brutale d’Erik Spoelstra sur les JO de Paris
Huit mois après cette parenthèse dorée, Spoelstra tâche de connaître la même réussite en tant que head coach du Heat. Une mission qui s’annonce à vrai dire beaucoup plus relevée, tant son équipe parait distancée dans la course au titre. Malgré cela, il a pu se satisfaire ce mercredi de la belle victoire acquise par cette dernière sur le parquet des Celtics (124-103), aux dépens de joueurs qu’il a côtoyés dans les rangs de Team USA.
L’occasion pour lui d’évoquer Jayson Tatum, Jrue Holiday et Derrick White, qu’il a appris à aimer à contrecœur pendant les JO :
Erik Spoelstra : Toute cette expérience a été une incroyable bénédiction. Cela dit — et j’en ai parlé à tous les Celtics qui étaient dans l’équipe, j’ai détesté le fait que je les apprécie pendant cette aventure. Et l’admettre m’a poussé à me détester encore plus.
Rival des C’s dans le cadre de la NBA, Coach Spo’ a dû mettre de côté cet antagonisme pour le bien de sa sélection. Il a ainsi pu se faire un avis objectif sur les trois stars de Boston mentionnées ci-dessus, sur lesquelles il n’a désormais que du bien à dire :
Erik Spoelstra : Ce sont des êtres humains de qualité, de remarquables compétiteurs et d’excellents joueurs de basket.
Autant de qualités qui n’ont toutefois pas empêché Miami de repartir du TD Garden avec un succès de prestige ces dernières heures. Comme quoi, les Jeux ont peut-être aussi permis à l’entraîneur floridien de trouver la recette pour contrarier les plans de Tatum & Co.
S’il garde globalement d’excellents souvenirs des Jeux Olympiques de Paris, Erik Spoelstra a en revanche mal vécu le fait d’y côtoyer et d’apprécier plusieurs joueurs des Celtics. Une confidence pleine d’humour dans un contexte qui s’y prêtait.