Par Joël Pütz | Journaliste sportif
Alors qu’il sera remontera bientôt dans la cage, Benoît Saint-Denis va devoir faire amende honorable après l’humiliation subie lors de l’UFC Paris, en septembre dernier. L’ancien membre des Forces Spéciales est d’ailleurs revenu sur cette triste soirée.
Il est de retour ! Alors qu’il n’avait plus combattu depuis l’automne dernier, Benoît Saint-Denis sera en action dès l’UFC 315 où il fera face à Joel Alvarez. Après une année 2024 que l’on peut qualifier sans mal de calamiteuse, le Français espère pouvoir reprendre son ascension chez les poids légers sous peine de devoir sortir du classement.
En cas de nouvelle défaite dans quelques semaines, cela pourrait d’ailleurs en être la conséquence immédiate dans l’ancien militaire a eu du mal ces derniers mois. Mis KO par Dustin Poirier puis défiguré par Renato Moicano à Paris, devant son propre public, le Tricolore a vécu l’enfer. Un enfer dans lequel il s’était lui-même précipité en se séparant de son entraîneur Daniel Woirin, avec lequel il avait pourtant fait ses débuts à l’UFC.
Benoît Saint-Denis honnête sur son nouvel entraîneur
Entouré d’un nouveau coaching staff à Paris, il avait cependant constaté que ce dernier était une erreur de casting. Il a donc encore une fois changé d’entourage récemment, cette fois-ci en s’associant à Nicolas Ott qui est derrière l’explosion de Nassourdine Imavov depuis quelques mois. Interrogé par RMC Sport, Saint-Denis y est allé cash :
Sur le dernier fight, il me manquait une pièce maîtresse de l’échiquier. En fait j’ai voulu faire le général et le soldat. C’est-à-dire que c’est moi qui ai un peu pris le rôle de head coach comme on dit dans le MMA. Et là aujourd’hui, j’ai trouvé quelqu’un de très compétent et qui prend vraiment ce rôle à cœur. Donc ça me permet d’être le soldat dans la cage.
J’avais des coachs qui sont très compétents mais qui sont très bons dans des disciplines dissociées. Sauf que le MMA c’est une discipline assez jeune en France. Il n’y pas encore beaucoup de gens qui ont la compétence pour créer le liant dans chaque discipline et surtout pour orienter chaque coach dans ce qu’il veut ou ne veut pas. Ce qui évite d’avoir du déchet et du manque d’efficacité.
Surtout, c’est ce qui permet au combattant d’être drivé de A à Z quand il arrive dans les vestiaires et de ne pas avoir à réfléchir.
Une mise au point très honnête de BSD, qui ne cherche aucunement à cacher les boulettes qu’il a commises. À présent, cependant, il ne veut plus qu’aller de l’avant et ça semble tout à fait possible grâce à sa nouvelle équipe de choc.
Benoît Saint-Denis semble avoir appris de ses erreurs et surtout, il s’est donné les moyens de se relever en s’associant à Nicolas Ott. Espérons simplement que celui lui permette de se remettre en selle dès l’UFC 315, car le Français en aurait bien besoin.