Par Joël Pütz | Journaliste sportif
Si Minnesota l’a emporté contre Denver cette nuit, ce ne fut pas sans devoir résister à un Nikola Jokic historique. Julius Randle n’a d’ailleurs pas mâché ses mots sur le pivot superstar après la rencontre, qu’il a en partie passée à défendre sur lui.
Septièmes de la conférence Ouest, les Wolves (44-32) n’ont cependant qu’un demi-match de retard sur le Top 5. En d’autres termes, il leur est toujours possible de se qualifier directement pour les playoffs et chaque rencontre restante vaut de l’or. Autant dire que la victoire acquise cette nuit contre les Nuggets (140-139) fait énormément de bien aux hommes de Chris Finch… surtout quand on considère son contexte assez fou.
Car oui, les hommes du Minnesota l’ont emporté, mais ce ne fut pas chose aisée en raison d’un certain Nikola Jokic. Il aura fallu deux prolongations à Rudy Gobert (19 points et 12 rebonds) et ses coéquipiers pour se défaire du triple MVP, qui s’est quant à lui fendu de l’une des plus grandes performances de tous les temps. Interrogé à son sujet après la rencontre, Anthony Edwards n’a d’ailleurs pas caché son émerveillement :
C’est peut-être le plus grand match auquel j’ai jamais participé. Nikola Jokic, oh mon Dieu… C’est peut-être le meilleur joueur de basket-ball que j’ai jamais vu à part moi (rires). Il est incroyable frère, la bataille pour le MVP est rude. Je ne sais pas, il a mis 60 points… C’était fou.
Un discours rejoint par celui de Julius Randle, opposé au Joker dans la raquette :
Julius Randle éreinté après avoir affronté Nikola Jokic
Je lui ai dit qu’il était incroyable. Ce mec est juste complètement dingue… Son toucher près du cercle, et il en a raté en plus… mais quand tu mets 61 points, j’imagine que tu vas en rater quelques uns. C’était incroyable… C’est un incroyable joueur de basket-ball, le mérite lui revient. Je suis juste content qu’on ait remporté la victoire, mais il est incroyable. Tout ce que tu peux faire, c’est lui compliquer la vie.
Il prend des turn-around jumpers sur son mauvais pied, il retombe sur sa droite, il fait plein de choses folles sur le terrain. Je n’arrive même pas à les expliquer.
Un véritable défi donc pour la défense des Loups, d’autant que le Serbe a passé 53 minutes sur le terrain. Autant dire que l’ancien Laker était totalement éreinté après ça :
Je me sens épuisé. Je me sens tellement mal, mon corps est en état de choc, mais c’est pour ça qu’on s’entraîne et qu’on soulève de la fonte. C’est pour être capable de jouer des matchs comme celui-ci. je suis juste content qu’on ait gagné. Si on avait perdu ce match après avoir joué plus de 50 minutes, je me serais senti bien plus mal.
Affronter un joueur aussi titanesque que Nikola Jokic a de quoi être épuisant, surtout quand il évolue à ce niveau et que la rencontre part en double prolongation. Autant dire que Julius Randle n’a dû avoir aucun mal à s’endormir après le succès des Timberwolves.