Par Guillaume Kagni | Journaliste sportif
Troisième gardien de l’équipe de France pendant de longues années, Benoît Costil a eu la chance de participer à l’Euro 2016. Près de 10 ans après, l’ancien portier du Stade Rennais est revenu sur cette compétition et sur l’ambiance qui régnait dans le groupe.
Le mandat de Didier Deschamps à la tête de l’équipe de France arrive à son terme, et malgré des beaux parcours dans la majorité des compétitions disputées depuis son arrivée sur le banc, force est de constater que le palmarès des Bleus n’est pas le plus impressionnant. Au final, cette génération dorée ne s’en est sortie « qu’avec » une Coupe du Monde.
Ce qui est frustrant, c’est que le bilan aurait pu être bien meilleur avec une séance de tirs au but mieux gérée au Qatar en 2022 et un peu de chance à l’Euro 2016, joué en France. Car, dans le temps additionnel de cette finale perdue contre le Portugal, André-Pierre Gignac était passé à quelques centimètres de l’exploit.
Benoît Costil honnête sur l’Euro 2016
Gignac vs Portugal, Finale Euro 2016 pic.twitter.com/uGbR3dgDjy
— 𝔇𝔧𝔦𝔟𝔦𝔫𝔥𝔬 🇨🇷 (@DjibinhoPvris) January 1, 2025
Benoît Costil était dans l’effectif lors de cette compétition à la maison, dans le rôle de troisième gardien derrière Hugo Lloris et Steve Mandanda. Il savait qu’il ne jouerait pas, mais son implication au quotidien n’était pas moindre. De passage sur RMC, l’ancien portier du Stade Rennais est revenu sur cette expérience et sur l’ambiance qui régnait dans le groupe :
Pendant l’Euro 2016 on était tous concentrés sur notre compétition. On avait l’habitude de se réunir la veille des rencontres pour jouer aux cartes, et la veille de la finale tout le monde était dans ma chambre. À la fin, on a décidé de se faire une photo tous ensemble. On était un groupe tellement soudé, tellement uni et fort. On était persuadés qu’on allait gagner.
Sur le terrain, à chaque entrainement, tu pouvais ressentir cette mentalité de gagnant chez tous les joueurs. Les lendemains des matchs de l’Euro, les remplaçants jouaient contre des petites équipes comme les U19 du PFC. D’habitude, les professionnels trainent les pieds. Là, tout le monde se donnait à fond. S’il fallait en mettre 12, on mettait 12 buts.
Didier Deschamps a toujours mis en avant la nécessité d’avoir un groupe qui vit bien pour obtenir des bons résultats dans les compétitions internationales. Ce témoignage de Benoît Costil lui donne raison, même si la victoire n’avait pas été à la clé en 2016.