Franco-tunisien, Hatem Ben Arfa cash sur ses racines : « Les Tunisiens sont vraiment…

La star du football français Hatem Ben Arfa, ici accompagné du drapeau de la Tunisie
LE FIVE (DR)

Par Pierre-Andréa Fraile | Journaliste sportif

Auteur de quinze apparitions sous le maillot de l’équipe de France, Hatem Ben Arfa aurait pu choisir de représenter la Tunisie, dont ses deux parents sont originaires. Il s’est d’ailleurs exprimé à plus d’une reprise sur ses origines, dont il se montre fier.

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À l’image de sa carrière, son parcours avec les Bleus ne s’est pas avéré longiligne. Loin de là. Et pourtant, le talent d’Hatem Ben Arfa a toujours fait l’unanimité en France. Talent qu’il a en revanche eu plus de mal à exprimer lors de ses rares apparitions en sélection, ce qui peut expliquer son total relativement faible de quinze sélections. Un total qui se serait sans doute révélé plus important s’il avait opté… pour la Tunisie.

Car oui, avant de répondre favorablement à la convocation de Raymond Domenech en 2007 et disputer ses premières minutes avec l’équipe de France, l’attaquant a été démarché par la fédération tunisienne et son sélectionneur de l’époque, Roger Lemerre. Ces multiples appels du pied sont toutefois restés sans suite, ce qui ne remet pas pour autant en cause son amour pour le pays de ses parents.

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Les rapports étroits entre Hatem Ben Arfa et la Tunisie

En octobre 2008, à l’approche d’un match amical opposant la France à la Tunisie, Ben Arfa a été invité par Le Journal du Dimanche à s’épancher sur ses liens avec ses racines maghrébines. Ce qu’il a fait avec joie, lui dont le quotidien a selon ses dires toujours été marqué par cette seconde nationalité :

Hatem Ben Arfa : La culture tunisienne est une partie de moi.



Quand je rentre à la maison, tout est tunisien. On parle tunisien, on regarde la télé tunisienne, on mange tunisien avec les plats de ma mère, son couscous ou le marka bi gelba. J’écoute de la mezoued, une musique très festive qu’on écoute là-bas pour les mariages. Je me sens proche des Tunisiens, de leur chaleur. Ils sont vraiment dans l’instant et ne se prennent pas la tête. Ce sont de bons vivants.

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Une proximité qu’il a également pu vérifier deux ans plus tard, à l’occasion du Trophée des Champions disputé à Radès entre l’Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain. Une rencontre là encore très symbolique à ses yeux :

Hatem Ben Arfa : Effectivement, c’est très spécial pour moi. J’ai beaucoup d’amis et de membres de famille ici. J’ai d’ailleurs pris beaucoup de places dans le stade. Je suis très attaché à ce pays. J’y vais souvent et j’y ai mes repères. Mes proches seront nombreux à venir me soutenir. Je suis très content de passer deux jours à Radès et de pouvoir jouer dans ce magnifique Stade du 7 novembre.

Nul doute que sa joie a dû être décuplée à l’issue de cette rencontre, remportée par son club de l’OM aux tirs au but.

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S’il a choisi de ne pas défendre les couleurs des Aigles de Carthage, Hatem Ben Arfa n’a en revanche jamais renié ses origines tunisiennes. Et quoi de plus logique lorsque vous avez été baigné dès le plus jeune âge dans la culture du pays.

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