Arrivé en 2018, le Russe Aleksandr Golovin balance : « À Monaco, on m’a interdit de faire ça »

Le joueur de l'AS Monaco, Aleksandr Golovin, ici accompagné du drapeau de la Russie
AS Monaco (DR)

Par Pierre-Andréa Fraile | Journaliste sportif

Recruté au sortir de la Coupe du monde 2018 durant laquelle il a brillé avec la Russie, Aleksandr Golovin a découvert un nouvel environnement à Monaco… ainsi qu’un nouveau football. Sur place, il affirme d’ailleurs avoir été privé d’un de ses atouts.

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Sauf exception, débarquer dans un nouveau championnat représente un obstacle difficile à gravir pour l’ensemble des joueurs. Encore plus lorsque cela implique un changement de continent. C’est pourtant la mission qu’a dû relever Aleksandr Golovin en 2018. Acheté 30 millions d’euros par Monaco, le milieu de terrain y a débarqué en provenance du CSKA Moscou et a été contraint de repenser sa façon de jouer au football.

Aleksandr Golovin révèle l’interdiction qu’il a subie à Monaco

S’il n’a pas tardé à trouver des avantages dans le fait de jouer en France, Golovin a néanmoins éprouvé quelques soucis d’acclimatation lors de son arrivée. Un constat somme toute logique, tant le jeu développé sur place s’avère différent de celui qu’il connaissait dans son pays. Dans un entretien accordé à Nobel, il a d’ailleurs ciblé la principale difficulté pour les joueurs russes en Europe, à savoir l’intensité :

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Aleksandr Golovin : Le souci n’est pas au niveau de la préparation physique des joueurs russes. L’intensité est tout simplement beaucoup plus élevée sur le terrain en Europe. Je ne veux pas manquer de respect à notre équipe nationale, mais quand je reçois le ballon de la part d’un défenseur, il n’y a personne autour de moi. J’ai le temps de regarder autour de moi et de dribbler.



Ici, ça n’arrive jamais. Tu n’es jamais vraiment démarqué. C’est ça, l’intensité. Tu dois sans cesse bouger pour qu’on te donne le ballon et quand tu le reçois, tu dois réagir beaucoup plus rapidement.

Privé de temps pour réfléchir et orienter le jeu, le natif de Kaltan a dès lors dû adapter son jeu et apprendre à accélérer sa prise de décision.

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L’une de ses qualités semblait toutefois parfaitement adaptée à cette intensité accrue, à savoir la frappe de loin. En effet, prendre sa chance à l’extérieur de la surface peut avoir pour effet de prendre la défense adverse de vitesse. Or, Golovin n’aurait selon ses dires pas pu se servir de cette arme pendant une certaine période à l’ASM. La faute soi-disant… à Aurélien Tchouaméni et ses échecs en la matière :

Aleksandr Golovin : Quand Niko Kovac était encore l’entraîneur, Aurélien Tchouaméni avait souvent tendance à rater ses frappes de loin. Il lui arrivait de prendre sa chance à 35 mètres et que le ballon finisse sa course très loin du but. Ça pouvait aller jusqu’à 8 mètres de la cage ! Ça a énervé Kovac, du coup, mes coéquipiers et moi avons été interdits de frapper d’aussi loin. Il a dit qu’il nous mettrait une amende si on le faisait.

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Réputé comme un redoutable frappeur de loin, Aleksandr Golovin n’a toutefois pas pu se servir de ces qualités sous les ordres de Niko Kovac. Désigné coupable dans cette affaire, Aurélien Tchouaméni a pourtant lui aussi inscrit quelques jolis buts de la sorte.

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