Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Personnalité engagée et humaniste profond, Vianney s’est signalé à plusieurs reprises pour ses prises de position sur des sujets majeurs. En revanche, des interrogations persistaient jusqu’ici sur son appartenance politique, qu’il n’avait que rarement évoquée. C’est ce qu’il a fait sur le plateau de « Quelle Epoque » ce samedi soir, avec un discours empli de justesse.
S’il est devenu l’un des artistes les plus populaires en France, c’est évidemment grâce à son talent mais pas que. En effet, Vianney est autant reconnu pour son écriture et ses compositions que pour sa hauteur de vue et ses analyses sur la société. D’ailleurs, celui qui a récemment été parrain du Téléthon n’hésite jamais à prendre position lorsqu’il l’estime nécessaire, comme il l’a fait après le massacre du 7 octobre.
Vianney s’explique sur son rapport à la politique
Invité de « Quelle Epoque » ce samedi soir, l’interprète de « Pas là » a eu droit aux compliments de Léa Salamé, qui a estimé de but en blanc qu’il n’avait « pas peur ». De quoi susciter une réponse intéressante du principal intéressé, que voici ci-dessous :
🗣️ "La gauche, la droite, ce prisme-là ça ne m'intéresse pas, mais la société me passionne"
— Quelle Époque ! (@QuelleEpoqueOff) December 16, 2023
👉 @VianneyMusique revient sur son engagement en tant qu'artiste
📺 #QuelleEpoque @FranceTV @LeaSalame pic.twitter.com/m8lRcO93WY
J’ai adoré des artistes comme Renaud, Jean-Jacques Goldman, Maxime Le Forestier, parce qu’ils s’engageaient. Ils le faisaient d’une manière qui n’est en effet pas adaptée à l’époque d’aujourd’hui. Je crois faire différemment. Mais forcément, quand on s’engage, il faut s’attendre à prendre des coups, car on balance une idée avec laquelle des gens ne seront pas d’accord.
La politique ? En l’occurrence, j’ai un problème qui est peut-être générationnel, c’est que la droite et la gauche, ça ne m’intéresse pas ce prisme-là. Donc c’est vrai que je ne peux pas faire les louanges d’un parti, parce que ce n’est pas ma came, je ne suis pas inspiré par ces gens.
Une bonne fois pour toutes, Vianney a donc tenu à faire valoir son statut d’apolitique, en espérant qu’il ne sera ni utilisé par la droite ou la gauche. En revanche, ce qui intéresse profondément cet amoureux des gens et ce fin observateur du monde qui l’entoure, c’est la société, et la sensibilité qui, à ses yeux, pollue trop souvent le débat public :
La société me passionne, et il y a l’émotion. Il existe des sujets complexes, et j’aime bien que les gens puissent s’exprimer. La nuance aujourd’hui ? Au-delà de la nuance, il faut arrêter d’être trop sensible. Susceptible… Le mot poli c’est sensible. C’est-à-dire que si tu es sensible, ça te regarde mon gars. Ne sois pas en colère si simplement on parle d’un truc avec lequel tu n’es pas d’accord.
Bien décidé à défendre un débat d’idées sain et franc, Vianney ne souhaite aucunement verser dans la politique. Comme beaucoup de personnes de son âge, sûrement désillusionnées par des années d’inaction, l’artiste ne se reconnait clairement en aucun parti, et souhaite simplement faire avancer les sujets qui lui tiennent à coeur dans la bonne intelligence. Une approche qui gagnerait à être plsu répandue…