Les années ont passé, mais l’image reste. Et visiblement, James Harden a toujours les yeux qui pétillent en évoquant son fameux crossover sur Wesley Johnson.
Personne n’a oublié. Début mars 2018, à la fin d’un premier quart-temps à sens unique entre Rockets et Clippers, James Harden envoyait Wesley Johnson au sol. La suite appartient à l’histoire :
James Harden makes Wesley Johnson fall, stares him down, the cashes the triple. One of the most disrespectful plays of the last 10 years pic.twitter.com/clcCjGGwf1
— Heart of NBA (@HeartofNBA) August 18, 2019
A l’ère des réseaux sociaux, le buzz avait évidemment été énorme, et la séquence a fait date. De passage chez 97.9 The Box, le Barbu a été invité à évoquer une nouvelle fois cet épisode. Et visiblement, ce ne sont pas les regrets qui étouffent Harden :
– J’ai reçu beaucoup de messages [après le crossover]. Le truc marquant, ce n’était pas vraiment lui qui tombe au sol, mais moi qui garde la balle, qui me lèche les babines et qui suis genre : « Bah qu’est-ce que tu fais par terre ? »
– Tu lui as parlé après le match ?
– Tu veux que je lui dise quoi ? Je ne lui ai pas reparlé depuis [rires]
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Harden a embrayé en expliquant qu’il essayait d’envoyer un adversaire à terre à chaque match. « Ça s’appelle la mentalité de tueur », selon le Barbu.
Et ça semble marcher, puisque la carrière de Stanley Johnson ne s’est jamais vraiment remise du triste épisode. L’ancien des Clippers sort d’une saison galère avec moins de 40 matchs joués répartis sur deux franchises, et il est toujours sans équipe à l’heure actuelle.
A 31 ans, l’ancien numéro 4 de la Draft peut s’inquiéter pour son avenir, alors que de son côté, James Harden est chaud bouillant à l’idée de conquérir l’Ouest et le titre aux côtés de son pote Russell Westbrook. Deux trajectoires bien différentes pour les deux protagonistes du fameux épisode du crossover.
James Harden n’a pas le temps d’avoir de la compassion pour ses victimes, lui qui est tourné vers l’exercice à venir. Et il aura bien besoin de sa « mentalité de tueur » pour sortir d’un Ouest ultra-relevé.